Un peu d'histoire !

Judogi et ceinture

Le terme « jūdō » est composé de deux kanjis. Le premier signifie souplesse, adaptation (, ), et le second la voie, le principe (, ). On peut le traduire par « la voie de la souplesse ».

Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales, en s’appuyant sur l’enseignement des koryū (anciennes écoles traditionnelles), notamment Tenshin Shinyo Ryū et Kito Ryū, qu’il pratiqua six années. Une légende raconte que, lors d’un hiver rigoureux, il observa que les branches du cerisier cassaient sous la neige, alors que les roseaux pliaient et s’en débarrassaient : la voie de la souplesse était née.

Jigoro Kano (fondateur du judo)

Jigoro Kano voulait moderniser la pratique : le ju-jitsu tel qu’il se transmettait était dangereux et peu pédagogique. Inspiré par certaines méthodes de gymnastique occidentales, il expurgea les mouvements dangereux et codifia le restant en kata. Débarrassé de sa vocation guerrière, l’art devint une voie martiale éducative : le judo était né.

Le judo s’est ensuite diffusé largement hors du Japon. Au Kōdōkan, ses champions ont imposé la discipline dans des rencontres décisives contre des écoles de ju-jitsu, renforçant son essor sportif. En France, des figures comme Mikinosuke Kawaishi, Shōzō Awazu et Moshe Feldenkrais ont fortement contribué à l’implantation du judo et à la structuration fédérale.

Discipline très pratiquée en France, le judo entre au programme olympique masculin en 1972 (Munich) et féminin en 1992 (Barcelone), et compte aujourd’hui plusieurs millions d’adeptes à travers le monde.